Québec

23 février au 1er mars 2015

Hiver 2015, nous partons au Québec. Une fois n’est pas coutume, non seulement nous délaissons notre traditionnelle semaine de ski, mais en plus, nous partons en voyage organisé « clés en mains ». Nous séjournons pendant huit jours en Chaudière-Appalaches, à Saint-Paul-de-Montminy, petit village situé à 90 kilomètres de Québec (la ville), sur la rive droite du fleuve Saint-Laurent, et à quelques kilomètres de l’état du Maine (Etats-Unis).

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Lundi 23 février : nous quittons notre domicile dans la nuit, direction Roissy, pour prendre l’avion tôt le matin. Nous atterrissons à Québec, après huit longues heures de vol. Avec le décalage horaire, nous retirons six heures, et nous voilà revenus en fin de matinée. La journée va être longue !

 

Les formalités d’entrée sur le territoire canadien accomplies, les bagages récupérés, un autocar nous attend pour nous conduire à notre hôtel, à Saint-Paul-de-Montminy. Il fait moins 10°C.

 

Le trajet dure environ une heure trente. Nous traversons le fleuve Saint-Laurent, gelé, et découvrons de nouveaux paysages, enneigés en cette saison, et ces maisons à architecture typique. Nous ne résistons pas à l’envie de faire des photos des paysages que nous traversons, même si, à travers les vitres du bus, ça n’est pas des conditions idéales.

 

Nous nous installons à l’hôtel, récupérons notre équipement « grand froid », qui sera bien utile pour faire les activités qui nous attendent. Le thermomètre indique moins 30°C sous abri, le froid est saisissant et nous n’y sommes pas habitués.

Mardi 24 février : nous partons pour une randonnée d’une quinzaine de kilomètres en traîneau à chiens. Avant de partir, nous visitons la meute, prenons les directives des guides, participons à l’attelage des chiens. Nous conduisons nous-mêmes notre traîneau à travers les bois du Parc des Appalaches.

Mercredi 25 février : Nous faisons un circuit en motoneige, que les Québécois appellent « ski-doo » : nous voilà partis pour la journée sillonner une bonne centaine de kilomètres de sentiers enneigés, entre lacs et forêts, en compagnie de notre guide. Il fait très froid (moins 30°C), sensation accentuée par un vent prononcé. Les poignées chauffantes de la moto sont les bienvenues.

 

Durant cette journée, nous n’avons croisé quasiment personne. L’immensité du territoire, faiblement peuplé, est impressionnante. Il aurait été impossible de s’aventurer sans guide, surtout pour dégager une motoneige enfoncée jusqu’au guidon, suite à une erreur de conduite du conducteur, qui l’avait malencontreusement fait glisser dans le fossé plein de neige…

Jeudi 26 février : nous partons, chaussés de raquettes, suivre un trappeur québécois sur sa ligne de trappe. Il nous retrace l’historique de la trappe des fourrures, le rôle du trappeur dans l’équilibre naturel du milieu. Un mini musée nous montre les peaux de loups, coyotes, renards ou castors.

Vendredi 27 février : toujours chaussés de raquettes, nous partons faire une petite randonnée qui nous conduira à un lac voisin, afin d’y pêcher quelques truites. Le lac étant gelé, il faut d’abord creuser un trou avant de pouvoir pêcher.

 

La pêche est bonne, nous rapportons nos prises pour les faire cuire dans la cabane de notre guide, et les déguster sur place.

 

Nous sommes invités maintenant à déguster de la tire d'érable. Cela consiste à faire chauffer du sirop d'érable et à le verser sur de la neige pour en tirer des bonbons mous. Notre guide nous explique le processus de fabrication du sirop d’érable.

Samedi 28 février : dès le matin, nous quittons l’hôtel et les Appalaches pour terminer notre séjour à Québec (la ville). Nous y resterons deux jours et logerons une nuit à l’hôtel, près des Plaines d’Abraham.

 

Après le déjeuner, nous déambulons dans les rues de la ville, afin d’y visiter les principaux monuments et lieux d’intérêts : les rues pavées du vieux Québec, les escaliers pittoresques, qui permettent de relier la ville haute et la ville basse, le château Frontenac, le Parlement, le monument aux suffragettes, les rives du Saint-Laurent, le quartier du Petit Champlain et ses maisons colorées et statues de glace.

Les Plaines d’Abraham, le « Central Park » de Québec, permettent le ski de fond et les raquettes en hiver.

 

La température ne descend pas en dessous de moins 10°C, c’est l’été pour nous, après ce que nous avons connu ! Les Québécois rencontrés au hasard des rues concèdent que c’est l’hiver le plus froid que le pays ait connu depuis longtemps et s’étonnent que les touristes viennent chez eux par ce temps…

Dimanche 1er mars : nous quittons l’hôtel pour nous rendre à la chute de Montmorency, à quelques kilomètres de Québec. Étant en hiver, la chute a gelé et forme un pain de sucre. Cette chute d'eau de 83 mètres de hauteur est située à l'embouchure de la rivière Montmorency, qui se déverse dans le fleuve Saint-Laurent, vis-à-vis de l'extrémité ouest de l'Île d'Orléans.

 

Nous allons ensuite près de Loretteville, à quinze kilomètres au nord de Québec, où se trouve le village des indiens Hurons. C’est là que certains Hurons trouvèrent refuge, après que leur peuple ait été dispersé par les Indiens Iroquois au XVIIème siècle. Leurs descendants y vivent toujours, et fabriquent des objets d’artisanat traditionnel.

En fin d’après-midi, nous embarquons à l’aéroport de Québec, pour notre vol de retour à Roissy. Le vol, de nuit, aurait pu nous paraître plus court qu’à l’aller si la météo n’avait pas été aussi fortement perturbée, et le vol si agité. D’ailleurs, par sécurité, les stewards ont stoppé la distribution du dîner, à la rangée de sièges juste avant les nôtres…c’est donc affamés que nous regagnons la France ! Dans ce sens, nous ajoutons six heures de décalage horaire, et c’est dans la matinée de lundi que nous atterrissons à Roissy.