Tanzanie
19 au 31 juillet 2021

Eté 2021, an II de la pandémie COVID 19. Notre statut vaccinal nous permet de partir pour la Tanzanie, république d’Afrique de l’Est, dans l’hémisphère sud, proche de l’équateur. C’est une ancienne colonie britannique, indépendante depuis 1961. La langue parlée est l’anglais et le swahili.

 

Nous partons avec « Tanganyika Expéditions », qui nous a préparé le programme que nous souhaitons : les réserves animalières du nord de la Tanzanie : Tarangire, Ngorongoro, Manyara, le mythique Serengeti, Grumeti, Mara.

Nous faisons un voyage de douze jours.

Lundi 19 juillet : nous quittons notre domicile dans l’après-midi, direction Roissy, pour prendre l’avion dans la soirée. Nous voyageons avec Ethiopian Airlines. Le vol de nuit dure 7 heures.

 

 

Mardi 20 juillet : Nous faisons escale à Addis-Abeba, en Ethiopie, pendant 4 heures. Nous arrivons enfin à Kilimandjaro Airport, près d’Arusha, après 3 heures 30 de vol. Il est 16h00 (1 heure de décalage avec la France).

 

Le personnel de l’aéroport est accueillant mais les formalités sont pesantes : prise de température, test antigénique, questionnaire d’entrée, visas. Quand, enfin, nous avons terminé, nous pouvons récupérer nos bagages. Et là, mauvaise surprise, il manque un sac de voyage… Nous déclarons la perte du bagage et nous rejoignons enfin notre chauffeur-guide, qui nous attend depuis longtemps à la sortie de l’aéroport. Il s’appelle Onesmo, et nous accompagnera pendant tout notre safari.

 

Nous montons dans un Toyota Landcruiser spécial safari, en direction d’Arusha, afin de regagner notre lodge pour la nuit. En quittant l’aéroport, nous apercevons le Kilimandjaro, au loin, dans la brume. Nous sommes près de la montagne (le Mont Méru) : il fait frais et humide. La végétation est verte, il y a des cultures de riz et de maïs.

C’est très dépaysant : nous roulons à gauche, nous doublons ou croisons des véhicules lourdement chargés, et des motos dont les usagers roulent sans casque. Des troupeaux de vache et leur berger avancent au bord de la route. Les bus, appelés « dala dala », transportent de nombreux passagers et leurs bagages, amarrés sur le toit.

 

Après trois-quarts d’heure de route, nous arrivons au lodge Arumeru pour la nuit. Un bon dîner, une bonne douche chaude et une bonne nuit réparatrice seront les bienvenus.

Mercredi 21 juillet : Nous quittons notre lodge à 8 heures. Dans le jardin du lodge, nous faisons connaissance avec des antilopes naines peu farouches : des « dik-diks ».

Il faut trois heures de route pour atteindre la réserve du Tarangire. Nous voyons de très belles maisons, à la périphérie d’Arusha, car la ville s’étend à la campagne.

En chemin, nous traversons des villages Masaï, peuple nomade. Les jeunes gardent le troupeau. Ils font des kilomètres pour faire boire les bêtes. Les femmes cuisinent, vont chercher de l’eau, du bois, et comptent les bêtes du troupeau pour vérifier qu’il n’en manque pas. Les hommes ne font pas grand-chose. Les maisons masaïs sont rondes, les murs en terre et bouse de vache, avec une armature en bois, et le toit est recouvert de paille.

 

Nous arrivons enfin dans la réserve du Tarangire. Nous voilà partis pour une bonne demi-journée de safari. Les animaux sont au rendez-vous : zèbres, impalas, antilopes, gnous, girafes, éléphants, cobes, babouins, mangoustes, et, suprême récompense : lionnes et lionceaux en train de dévorer un zèbre.

Nous voyons les éléphants boire dans la rivière Tarangire. Il fait 30°C et grand beau temps.

 

Nous arrivons vers 18h00 au Maweninga Camp, pour la nuit. Notre tente donne sur le Lac Burunge, où nous assistons au coucher du soleil (vers 18h30, heure locale car nous sommes proches de l’équateur). En quelques secondes, nous voyons le soleil « tomber », à la verticale. Situé en plein dans le parc de conservation, l’électricité est fournie par des panneaux solaires, l’eau est stockée dans une réserve remplie par camion qui vient d’Arusha, à trois heures de route, tout comme la nourriture.

La température chute vite : il ne fait plus que 15°C en soirée et durant la nuit. Nous entendons les hyènes.

Jeudi 22 juillet : nous quittons le Maweninga Camp pour nous diriger vers la réserve et le lac de Manyara. En chemin, la route traverse le village d’une tribu moitié bergers et moitié agriculteurs. Les maisons sont en terre et bois, et le toit est plat. A l’extérieur, les murs sont décorés de peintures d’animaux (vaches, moutons). Proche des falaises du Rift, qui traversent toute l’Afrique de l’est pour se jeter dans la mer Rouge, la zone est humide et propice aux cultures de maïs, riz, tournesol, pomme de terre, manioc, canne à sucre, bananes.

 

Nous arrivons dans la réserve de Manyara. La végétation est luxuriante, presque équatoriale. Nous voyons des hippopotames, éléphants, babouins, buffles, girafes, cobes et impalas. Pas de félins cette fois-ci.

 

En fin de journée, nous traversons la région de Karatu, où les paysans cultivent le maïs et le tournesol.

Onesmo nous arrête dans un village, pour que nous puissions y faire quelques achats d’artisanat local.

Il est 17h30 lorsque nous arrivons au Bashay Rift Lodge, notre lodge pour la nuit. Splendide, avec son potager et sa piscine, dont nous ne profitons pas car en fin de journée, la température est un peu fraîche.

Vendredi 23 juillet : nous quittons le lodge à 8h00. Onesmo, notre guide a enfin récupéré notre bagage manquant depuis deux jours. Il n’avait pas quitté Roissy, à cause d’un problème de sécurité…

 

Nous allons dans la réserve du Ngorongoro. C’est un cratère. Nous voyons des éléphants, zèbres, gazelles, buffles, gnous, lionnes, hippopotames, flamants roses, pélicans, aigrettes, girafes, autruches, phacochères. Nous avons même la chance de voir un rhinocéros.

 

Sur le parcours, nous avons crevé. Onesmo n’a pas d’autre choix que de changer la roue du 4x4, alors qu’un lion est à une bonne centaine de mètres de nous… Nous montons la garde, et d’autres guides, solidarité oblige, s’arrêtent pour apporter leur aide.

 

Après cette journée dans le cratère, il nous faut une bonne heure de route pour gagner Olduvei, notre camp pour la nuit. Onesmo nous laisse en bas du camp, et nous montons à dos d’ânes, avec les Masaïs. Il est 18h00, nous arrivons juste à temps pour aller faire une petite promenade avec un garde du camp afin d’apprécier le coucher du soleil. Nous surplombons un village masaï. Les jeunes rentrent au village avec le troupeau, et quelques habitants vaquent à leurs occupations avant la nuit.

Samedi 24 juillet : Nous quittons le camp à 7h30 pour nous diriger vers le sud du Serengeti. Nous allons rester quatre jours dans cette mythique réserve, qui signifie « plaine venteuse ». C’est la savane à perte de vue.

 

Nous commençons par voir un cobe : c’est une antilope qui court très vite. Nous voyons ensuite des hyènes tachetées et leurs petits, des zèbres, gazelles, buffles, lions, et un léopard, dormant dans un acacia, avec la proie qu’il avait tuée et montée au sommet de l’arbre.

 

En fin de journée, nous regagnons le Ronjo Camp, où nous logerons trois nuits.

Dimanche 25 juillet : nous quittons le camp à 6h00, pour profiter du lever du jour et de ses belles lumières. Nous voyons un guépard, un lion, des hippopotames et des girafes. Nous rentrons à 8h30, pour prendre notre petit-déjeuner. Nous repartons à 10h00, pour le reste de la journée. Nous allons explorer le Seronera, centre du Serengeti. Nous voyons un chacal, un guépard, un lion, des lionnes perchées sur des kopes, puis des hyènes, zèbres, éléphants, impalas, gazelles.

 

Lundi 26 juillet : troisième jour dans le Serengeti (Seronera). Nous partons à 7h30 jusqu’à 13h00, puis nous revenons déjeuner au camp et repartons à 15h00 jusqu’à la nuit. Nous voyons des lionnes et leurs lionceaux, un léopard, un vautour.

Mardi 27 juillet : nous quittons le camp à 7h00, pour la région de Grumeti (qui signifie « couloir »). C’est un petit territoire situé au nord du Serengeti. Nous y voyons gnous, buffle, zèbres, et marabouts (oiseaux charognards) qui se délectent d’un cadavre de gnou. A 13h00, nous arrivons au Grumeti Hills, pour une demi-journée de repos. Nous profitons de cet après-midi libre pour gouter à la piscine du lodge, mais, habitués à la vie trépidante du safariste, nous nous y ennuyons très rapidement. Le farniente n’est pas pour nous !

 

Le soir, nous partons pour un safari de nuit, dans un 4x4 électrique, et nous avons la chance de pouvoir observer quelques animaux à la lueur des phares. Mais impossible de faire des photos dans ces conditions.

Mercredi 28 juillet : départ à 7h00 pour deux heures de safari à pied, accompagné d’un garde armé, prudence oblige ! Un petit déjeuner nous attend au bord de la rivière Grumeti.

Nous partons ensuite pour la région de la rivière Mara, afin d’y voir la migration de gnous, qui traversent la rivière en direction du Kenya. Nous nous arrêtons au village de Mugumu. Cela permet à Onesmo de faire réparer la roue crevée, puis de nous attarder au marché du village.

Nous faisons beaucoup de route. Nous traversons des régions humides, propices à la culture du maïs, tournesol, manioc, canne à sucre, que les paysans transportent sur leurs motos.

 

Nous arrivons dans la région de la rivière Mara, proche de la frontière kenyane et du lac Victoria. Des centaines de gnous se rassemblent derrière « la chef », qui commence à traverser. Toutes les autres suivent. Les plus faibles, les blessées, n’arriveront pas à traverser et périront noyées, ou sous les dents des crocodiles qui attendent dans la rivière.

 

Nous arrivons en fin de journée au lodge Mara River Post, où nous resterons deux nuits.

Jeudi 29 juillet : nous partons dès 7 heures observer la migration des gnous. Nous en voyons une. Nous voyons aussi nos animaux « habituels » : lionceaux, lionnes, éléphants, gazelles.

Vendredi 30 juillet : dernière petite matinée de safari car c’est l’heure du retour en France. Nous prenons un avion de brousse, qui nous emmène au Kilimandjaro Airport en 1h30. Onesmo, notre guide, mettra 8 heures à reconduire le 4x4 à Arusha par la route.

 

Les mêmes formalités nous attendent pour le retour (test antigénique, questionnaire de santé, etc). Nous embarquons en fin d’après-midi pour Addis Abeba, toujours avec 4 heures d’escale. Un vol de nuit nous reconduira en France. Il décollera avec deux heures de retard. Nous sommes dans l'avion et patientons, en attendant le décollage!